
Bel été 2026, une direction Orange hors la loi au regard du code du travail, son équipe “projet Atalante 2026” se permettant de harceler de relances les salariés du site tout le long des congés du fait d’une incompétence et d’une désorganisation totale.
Pas besoin d’être un Nobel pour deviner que la responsabilité prévisible et annoncée du fiasco de la “réorchestration Atalante” sera rejetée sur les salariés eux-mêmes…
Le monde à l’envers, les brutes des projets immobiliers endossant le rôle de victimes, il fallait oser, mais comme nous le savons déjà, ces personnes-là osent tout, c’est même leur signe de reconnaissance.
Seulement les faits sont têtus et ces derniers démentent totalement le “bullshit” inaudible de notre direction.
Malheureusement pour ces Pieds Nickelés de l’économie concentrationnaire, pas plus tard que vendredi 14 août, l’Inspection du Travail d’ille-et-Vilaine recadrait une fois de plus Bruno Zerbib Directeur Exécutif en charge de l’innovation, clôturant ainsi un pénible nouveau chapitre pour les habitants du site d’Atalante.
Quelques extraits du courrier de l’inspection du travail :
(…) suite à la réception du courriel (…) émanant de plusieurs représentants du personnel ayant mis en œuvre le 02 juillet 2026 la procédure de droit d’alerte danger grave et imminent prévue par l’article L4131-2 du Code du travail concernant (…) bâtiment Atalante (…) dans le cadre du projet appelé « Réorchestration (…) site d’Atalante ». (…) Nous vous rappelons que l’employeur doit procéder immédiatement à une enquête avec le représentant du CSE qui lui a signalé le danger et prendre les dispositions nécessaires pour y remédier (article L. 4132-2 du Code du travail). Rappelons également que l’employeur n’a pas à se faire juge, à ce stade, du bien fondé et de l’opportunité de l’alerte émise et est donc tenu de procéder à l’enquête. À défaut, il commet un délit d’entrave. (…) Cette enquête doit être menée de manière à définir des mesures de prévention. (…) Nous vous rappelons que l’inaction de l’employeur après le déclenchement d’une alerte pour danger grave et imminent est constitutive d’une violation de son obligation de sécurité. Vous nous informerez donc sans délai des suites données à ce rappel de vos obligations.
Petit résumé d’un été de lutte inéquitable et déloyale entre une poignée de représentants du personnel et la direction d’Innov :
-
Début avril 2026, déjà du fait de l’état concentrationnaire quasi carcérale du bâtiment, une première alerte pour atteinte à la santé physique et mentale a été déclenchée sur le 5ème étage conjointement par les délégations SUD / CGT; alerte toujours en cours à date.
-
Début juin 2026, annonce aux équipes Innov du projet “Réorchestration Atalante”, dépose d’une deuxième alerte par les délégations SUD / Printemps écologique / CGT sur le 3ᵉ étage en Zone Forêt concernant une équipe complètement en vrille et en état de sidération.
-
Quelques jours après, dépose d’un Danger Grave et Imminent par les délégations SUD / Printemps écologique / CGT cette fois-ci sur le 4ᵉ étage en Zone Mer toujours du fait du rouleau compresseur “Réorchestration Atalante” mettant des équipes entières en état de stupéfaction.
-
Devant l’inaction ainsi que la non prise de responsabilité de la direction, les élus dépositaires de l’alerte du 3ème étage déclenchaient un deuxième Danger Grave et Imminent en constant que le mal être et le stress des salariés s’étaient répandus sur 4 équipes de l’aile du bâtiment.
-
Ont suivi 2 CSE extraordinaires début juillet à la demande des élus dépositaires de l’alerte dans l’espoir de faire prendre conscience à la direction d’Innovation de l’état psychique et mentale de ses personnels sur Atalante. Ces CSE avaient surtout pour objectif de contraindre la direction d’Innovation à se conformer au code du travail en mettant en oeuvre les mesures prévues la loi (L. 4131-2 / D. 4132-1 du code du travail) :
- La formalisation de l’avis et l’inscription au registre spécial des dangers graves et imminents, daté et signé.
- Le lancement d’une enquête conjointe (paritaire) immédiate et procéder à un diagnostic.
- L’employeur devant prendre les dispositions et mettre en place immédiatement les mesures correctives nécessaires pour faire cesser/remédier au danger.
Malheureusement, situation totalement incompréhensible, près de 60 jours passés après la 1ère alerte de début juin, les délégations SUD, PE et CGT ne peuvent que constater que leurs Alertes sont restées lettres mortes…
La direction se moque de la loi, méprise le code du travail, ignore les élus, les IRP, mais bien pire que cela : La direction Innov n’a absolument aucune empathie pour la souffrance qu’elle inflige aux salariés sur les sites du fait de projets immobiliers brutaux, sourds, aveugles et improvisés…