
Le bâtiment d’Atalante n’est sorti de terre qu’en 2019, mais il a déjà essuyé deux projets immobiliers :
- Le premier durant la période COVID-19, avec le regroupement des 865 salariés de trois sites.
- Le second en 2022, avec l’arrivée d’une vague de 230 personnes venant principalement d’Orange France et de la DOGO.
- À cette occasion, nous avons dû céder les meilleurs espaces et surtout, nous nous sommes vu infliger le cauchemar du Flex-Desk.
- En 2026, nous allons subir une troisième vague d’arrivées, de travaux, de déménagements et de conditions concentrationnaires.
Le CODIR d’Orange et la direction zélée d’Innovation nous auront fait subir en moyenne un projet immobilier tous les deux ans…
Elle semble si loin l’époque où pour nous faire venir du Chêne Germain, de Belle Fontaine, nous avions des « ambassadeurs », nous pouvions choisir positions assis, debout, les cubes, les chaises, les équipements bureautiques, les expositions, les orientations…
Lorsque l’on prend le temps de la réflexion, rien que sur le plan immobilier, c’est une véritable descente aux enfers qu’auront vécus les occupants de ce bâtiment prévu uniquement pour Innovation à l’origine, les autres directions ayant à l’époque décliné de participer.
Ce nouveau serrage de vis et compactage d’êtres humains prévoit cette fois-ci l’arrivée de 100 personnes. Impossible de savoir combien exactement, les chiffres varient en fonction des interlocuteurs, des bruits de couloir et de l’écho des courtisans.
Dans les premiers projets, la direction faisait au moins mine de jouer la co-construction, avec notamment feu les « ambassadeurs ». SUD avait d’ailleurs régulièrement dénoncé à cette période que seuls ces « ambassadeurs » avaient le droit de s’exprimer sur l’aménagement. Cette question ne se pose même plus tans le bulldozer « dialogue social » ne s’encombre même plus désormais de ces délégués de classe.
Avec la mainmise d’Orange France sur les différents projets immobiliers, sa poigne de fer sur la gestion des sites, nous pouvons tous constater un durcissement très net du dialogue rapport de force. Fini donc les ambassadeurs, place aux petits arrangements en catimini, aux sournoises réunions à huit clos, avec comme seuls interlocuteurs, une poignée de managers triés sur le volet pour effectuer le macro-zoning.
Bref, le retour de la Belle Époque du clientélisme, de la ploutocratie et du népotisme.
Quelles connaissances précises peut bien avoir les chefs de départements sur les activités concrètes de leurs équipes sur le terrain, de leurs interactions réelles, etc. À moins que la grâce divine intervienne systématiquement pour nimber de génie les managers de niveau 2, on peut s’attendre à des réorganisations arbitraires, sans fondements opérationnels.
SUD dénonce ce passage au mixer des équipes avec comme seule feuille de route une vue purement technocratique des choses
Quantité de décisions ont été prises en décembre sans consultation des représentants du personnel, et pire encore, sans que les salariés en soient informés.
SUD a le devoir moral d’alerter tous les salariés d’Atalante que la machine à broyer les conditions de travail est déjà lancée.